Accueil ] Plan ] Contact ] Livre d'or ]
Remonter ] Pic Carlit ] Rulhe ] La Gardelle ] Carlit 2000 ] Pic de Turguilla ] Etang bleu ] Dent d'Orlu ] Les Pessons ] Picot ] Ludines ] [ Soularac ] Bassies ] Garbet ] Pic de Bassiès ] Pic de la Rouge ]

 

Pic de Soularac (1er novembre 2000)

Cela fait quelques week-ends que nous ne sommes pas partis en randonnée. Comme j'ai école presque tous les samedis matins, il ne reste que le dimanche, et en plus, il faut que la météo soit bonne. Voila un samedi libéré avec une bonne prévision météo. Nous décidons alors de préparer une sortie en montagne. Il a neigé en altitude et je suis un peu fatiguée. Il ne faut donc pas que la randonnée soit trop difficile. Papa nous propose le Saint Barthélemy. Il y a deux accès, l'un partant des Monts d'Olmes, l'autre des carrières de talc de Trimouns au dessus de Luzenac. Nous choisissons de partir des carrières. Sur le "Guide des 100 randonnées ariégeoises", il est prévu 4 heures de marche aller-retour avec un dénivelé de 800m. Cela semble correspondre à notre forme. Nous voila donc partis pour le Saint Barthélemy.

On est dimanche, maman vient me réveiller et après quelques préparatifs nous partons. Patapouf nous accompagne. Après un trajet en voiture qui me parait toujours trop long, nous nous garons un peu avant l'entrée de la carrière. Avant de commencer notre randonnée nous prenons un peu de forces en mangeant du pain à la citrouille. Les parents trouvent cela super bon, moi j'enlève le super...

Une dernière bouchée et nous sommes prêts pour la grimpette au St Barthélemy. La randonnée commence par des prés ou il y a beaucoup de genets. Ce n'est pas très agréable car ça gratte et comme je suis petite, ils m'arrivent jusqu'à la taille. Je râle un peu, papa me console en me disant que ça ne va pas durer très longtemps. 

En effet, nous arrivons bientôt à un petit col. Là, il y a une jument avec son petit, tout noir tous les deux, avec quelques taches blanches sur le poulain. Je donne du pain à la maman, le petit a trop peur pour s'approcher. De ce petit col, on peut voir un étang ainsi que la carrière de talc. elle est très grande. Maman me rappelle que c'est la plus grande d'Europe. Je ne sais pas trop ce que représente l'Europe, mais les mots "la plus grande" m'impressionnent. Nous décidons de repartir. Après quelques mètres, nous pouvons toucher la neige. Il n'y en a pas beaucoup rien qu'une petit plaque mais cela fait joli car elle est très propre. Bien sur, je ne peux pas m'empêcher de lancer quelques boules. J'en profite car il n'y a que moi qui ait les gants. 

La randonnée continue à travers prés, mais il n'y a plus de genets. On arrive à une petite crête, on se rapproche du St Barthélemy qui joue à cache cache avec la brume. D'ailleurs maman est assez inquiète, elle a horreur du brouillard en montagne. Nous continuons un peu avant de nous arrêter pour manger. Nous trouvons un endroit sympa, avec des dalle qui deviennent vite des chaises et des tables. En plus, pas très loin, il y a un peu plus de neige que tout à l'heure. Papa me montre comment glisser en "ramasse". Après quelques tentatives, j'y suis arrivée. C'est super, je ne veux plus m'arrêter.

Patapouf s'amuse bien aussi. Il se roule dans la neige, va chercher des boules que maman lui jette et semble surpris quand elles se cassent dans sa gueule. Après une pause assez longue, Papa nous propose de repartir mais il pense que nous n'aurons pas le temps d'arriver jusqu'au St Barthélemy, mais que cela serait bien d'arriver au pic d'a coté, le Pic de Soularac qui domine le St Barthélemy de 20 mètres. Nous repartons. Moi, j'avais bien envie de continuer à faire de la ramasse, mais au vote, ils étaient deux contre moi, Patapouf ne comptant pas, je n'avais pas la majorité. 

La suite de la randonnée se fait en crête, ce n'est pas dangereux, mais de temps en temps, il faut mettre les mains. Après une heure de marche, nous nous approchons du pic de Soularac. Nous sommes dans la brume. Cela nous fait râler car nous ne pouvons pas profiter du panorama. Puis, surprise ! une éclaircie qui n'a pas duré longtemps mais qui nous a permis de voir juste en dessous de nous un petit étang, l'étang tort (tout tordu !) et plus loin, le lac de Montbel. Puis la brume est revenue. Nous continuons quand-même jusqu'au pic, enfin, Papa car avec maman nous nous sommes arrêtées un tout petit peu avant comme on ne voyait plus rien, à quoi bon aller jusqu'au pic ?

Il était 15h, il fallait penser à revenir. Nous avions la possibilité de prendre un autre chemin, mais j'insiste pour prendre le même qu'à l'aller car je voulais refaire de la ramasse. Sortis de la brume, nous apercevons des grands corbeaux qui s'amusaient à voler sur le dos, a faire des piqués. Comme à chaque randonnée, nous avons aperçu notre lot de vautours fauves. Arrivé à la neige, nous prenons le temps de faire quelques ramasses puis nous continuons notre descente vers la voiture.

Nous dominons la carrière, papa et maman m'expliquent qu'elle est exploitée pendant six mois du printemps jusqu'à l'automne. Il y a quelques maisons ou les ouvriers habitent pendant la période d'exploitation. en effet, les gens qui y travaillent vient pour la plupart d'Espagne et du Maroc. Ils ne rentrent chez eux qu'à la fin de la saison. Nous nous rapprochons de la carrière et j'ai envie de ramener quelques pierres de talc. Pour cela nous faisons un détour. Je peux voir de prés les camions qui servent à transporter les pierres, ils sont gigantesques. Contente, je ramasse quelques pierres toutes douces avant de rejoindre la voiture. A bientôt en espérant vous raconter prochainement le St Barthélemy.


Accueil ] Remonter ]

 Pour toute question ou remarque concernant ce site Web, envoyez un email à
 Dernière modification : 27 novembre 2002  

Classement de sites - Inscrivez le vôtre! Hit-Parade