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Cabane des Ludines et pic de Massayre (23-24 septembre 2000)

A la rencontre d'un berger.

Nous voilà partis pour le week-end, avec une nuit dans une cabane de berger. C'est une balade familiale car nous partons avec ma petite cousine Léa, son papa et sa maman et un copain de Léa : Jean-Jacques qui est aussi le fils du berger que nous allons voir.

Le départ se fait après le barrage de Riète (Vallée d'Aston). La première grimpette de la randonnée s'effectue dans une foret. Les arbres, cherchant la lumière sont très hauts. Quand on lève la tête on a un peu le vertige. Sur notre droite, nous pouvons apercevoir des petites cascades : c'est très joli.

Nous sortons de la forêt, et le soleil vient nous réchauffer car jusqu'à présent, nous étions à l'ombre. Le sentier monte beaucoup moins et cela nous permet de soulager nos jambes. Nous continuons un peu sur ce faux-plat, et nous nous arrêtons pour goûter.

Nous choisissons un joli endroit près d'un ruisseau avec des pierres moussues. Puis nous repartons vers la cabane, impatients de la découvrir. Nous longeons le ruisseau du "Goûter" et nous débouchons sur une prairie. D'après la carte, il nous restait environ trente minutes de marche. Effectivement, peu de temps après, nous apercevons des vaches et un peu plus loin la cabane avec sa cheminée qui fumait.

Nous pressons le pas, Jean Jacques devant, car il lui tardait de retrouver son papa qu'il n'avait pas vu depuis quinze jours.

A la cabane, nous posons notre sac à dos, contents d'être arrivés.

Il y avait des chasseurs qui discutaient. Je voyais que maman était inquiète. En effet la cabane pouvait accueillir 8 personnes au maximum et nous étions une quinzaine. Après discussion, les chasseurs ont décidé de redescendre en disant à maman que c'était à cause des enfants. Effectivement il était trop tard pour retourner à la voiture, et nous étions très fatigués.

Après avoir installé nos sacs de couchage, nous sommes sortis pour jouer au ruisseau qui était juste à coté de la cabane. Léa, Jean-Jacques et moi, on essayait de construire un petit barrage quand nous avons aperçu dans le ruisseau un isard mort. Cela m'a beaucoup choqué, surtout quand j'ai réalisé que c'était les chasseurs de la cabane qui l'avaient tué.

Nous sommes allés rejoindre les parents qui préparaient le repas et faisaient du feu dans la cheminée. Les chasseurs sont partis en emportant l'isard.

Nous avons passé une bonne nuit, à part maman qui a entendu les cloches des vaches toute la nuit.

Le lendemain, c'est Jean-Jacques qui s'est réveillé le premier. Je me suis empressée de le rejoindre. Dehors, il faisait beau. J'ai enfilé ma polaire et nous sommes allés continuer notre barrage. Cela nous a pris une grande partie de la matinée. Ensuite les grands nous ont proposé d'aller faire une balade. Nous nous sommes préparés et nous sommes partis. Il n'y avait pas vraiment de sentier mais des passages faits par les vaches.

On a traversé des genêts qui nous ont piqué les jambes. Plus nous montions, plus la cabane nous paraissait petite.

Nous sommes arrivés devant une autre cabane de berger très ancienne et délabrée. Yohann, le papa de Léa, était passé devant pour cacher des pièces en chocolat. Quel plaisir de les trouver et de les manger !

Après avoir dégusté notre trésor, nous sommes repartis. La cabane n'était plus visible. Le papa de Jean-Jacques nous avait rejoint, venant vérifier si ses chevaux étaient toujours là. Ils étaient bien là, chevaux, juments avec leurs poulains.

Nous marchions presque à la queue leu leu maman devant. Tout à coup, elle s'arrêta net, en nous faisant signe de nous arrêter aussi. Elle avait failli marcher sur une vipère. Nous avons fait un écart, la laissant tranquille.

Nous sommes montés un petit peu pour arriver au pic de Massayre. Nous avions atteint notre but. Nous avons mangé et admiré le paysage. On pouvait voir la carrière de talc de Trimouns, le plateau de Beille, le Quié et la vallée de l'Ariège. En plus papa avait amené la longue vue.

Après s'être restauré, nous nous sommes décidés à repartir. Par le même chemin, nous avons rejoint la cabane  et ensuite notre point de départ de la veille. La descente dans la forêt a été assez pénible, mais cela a été vite oublié en repensant à ces deux jours et cette nuit dans la cabane. On y reviendra sûrement et peut-être que l'on verra l'ours.

En effet, j'ai oublié de vous dire que l'an dernier, le papa et la maman de Jean-Jacques ont vu un ours pas très loin de la cabane, dans le parc du troupeau...


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 Dernière modification : 27 novembre 2002  

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